aimer.


détacher sa barque,
partir pour les eaux profondes de la vie,
entre le bleu du ciel et le bleu de la mer.
Aimer sans fin, aimer à se perdre,
être heureux du soleil, être heureux de l’écume et du vent.
Ne plus revenir au rocher triste de l’enfilade des jours,
ne plus se briser à attendre que les marée s’arrêtent,
ne plus clapoter à perdre l’espoir.
Détacher sa barque, filer entre les écueils
et s’étendre , calme, serein,sur la plage de la confiance.
Il faut détacher sa barque ,
prendre le risque de s’embarquer pour l’amour sans condition
et laisser Dieu tenir les avirons.
(C Lacroix)


LA SUPPLIQUE DE L’ARBRE
Homme!
Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d’hiver,
L’ombrage ami lorsque brûle le soleil d’été.
Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.
Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fis tes navires.
Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.
Je suis le bois de ton berceau et aussi de ton cercueil.
Ecoute ma prière veux-tu ?
Laisse-moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.
Laisse-moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable.
Laisse-moi vivre pour calmer les vents, pousser les nuages
et apporter la pluie qui véhicule la vie du monde.
Laisse-moi vivre pour empêcher les catastrophiques inondations qui tuent.
Je suis la source des ruisseaux. Je suis la vraie richesse de l’état.
Je contribue à la prospérité du plus petit village.
J’embellis ton pays par la verdure de mon manteau.
Homme, écoute ma prière
Ne me détruis pas.
(texte ancien d’un sage indochinois)

la règle d’or ; c’est de continuer à aller de l’avant; de s’alléger des peurs et des regrets qui nous ralentissent, et nous empêchent de savourer un voyage qui ne s’achèvera que trop tôt.

Sur le coteau, là-bas où sont les tombes,
Un beau palmier, comme un panache vert,
Dresse sa tête, où le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.
Mais le matin elles quittent les branches ;
Comme un collier qui s’égrène, on les voit
S’éparpiller dans l’air
bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.
Mon âme est l’arbre où tous les soirs, comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux en palpitant des ailes,
Pour s’envoler dès les premiers rayons
(Théophile Gaultier)

Est-ce que la terre est si dure ?
Est-ce que l’air est si pur ?
A quoi sert l’eau si elle n’est pas à notre portée!
A quoi sert l’orage si l’on n’avait pas découvert ?
Le feu nous chauffe jusqu’à en mourir !
Mais si la flamme de l’univers n’existait pas
Le monde disparaîtrait de là
Avant qu’un homme ne fasse un pas.
(Loussineh Keshishian)
Serre moi de toutes tes forces; écrase moi contre ton torse que je ne puisse jamais m’enfuir.
Serre moi que je respire.
Enfouis moi au creux de tes bras, fais moi sentir ton coeur qui bat.
Serre moi que je ne puisse jamais partir.
(Kati Stories)


si regarder en arrière te cause du chagrin,et regarder en avant t’inspire de la crainte, alors regarde à côté de toi…j’y suis.
il y a dans le lever et le coucher du soleil, des rayons de bonheur. (Jean Castaldi)
